Fontaines, puits… et autres bacs

Dans les villages, on observe encore aujourd’hui nombre de témoins des modes de vie d’autrefois. Parmi ceux-ci, les bacs-abreuvoirs, lavoirs, pompes, fontaines et puits sont légion. Avant l’avènement de la distribution d’eau généralisée, ils étaient souvent, les seuls accès à l’eau et par là des lieux de rencontre incontournables. Le bassin de l’Ourthe présente aussi diverses curiosités comme la machine hydraulique du Coleu (Esneux).

Ces ouvrages (qu’ils aient ou non été restaurés) ont été répertoriés lors de l’inventaire de terrain par la cellule de coordination (voir carte ci-contre). Il est néanmoins possible que nous en ayons oublié : si c’est le cas, merci de nous le signaler.

 

Puits
reusés à même le sol pour atteindre la nappe d’eau souterraine, d’une profondeur de 3 à 15 mètres en général, leur pourtour est aménagé avec des moellons de grès, de pierres calcaire, en briques (ou en bois mais ils ont quasi tous disparus). Ils sont pour la plupart dotés d’une toiture en schiste ou en béton, d’une porte ou d’une grille. Certains présentent encore le treuil et la manivelle qui permettaient de remonter de l’eau sans encombre.

Bornes-fontaines
Placées sur une source ou un réservoir, généralement en fonte, elles sont à jet continu là où l’eau jaillit en quantité suffisante ou à jet intermittent si l’eau se fait plus rare. Il était alors nécessaire pour les actionner de se procurer une clé à l’administration communale (moyennant acquittement d’une redevance).
Pompes
Utilisées généralement quand on ne dispose pas de source à alimentation continue, les pompes en fonte, munies ou non d’un bac, permettaient d’amener de l’eau par l’action d’un piston. Le dégorgeoir était souvent conçu de telle manière qu’il était possible d’y accrocher un seau.
Abreuvoirs
En pierre calcaire ou en béton armé, alimentés par une source, les bacs permettaient aussi bien d’abreuver les bêtes que de laver le linge. Par la suite, des bacs supplémentaires sont ajoutés : le premier permet aux bêtes de boire, le second de rincer le linge et le(s) suivant(s), parfois aux bords inclinés pour le confort des lavandières, de le laver. Les lavoirs à proprement parlé datent en général de la fin du 19e siècle, quand une épidémie de choléra incite les autorités à revoir la situation en matière d’hygiène et de contrôle des eaux polluées. Fermés où à ciel ouvert, ils sont encore souvent adossés à un abreuvoir.

Agrandissez la carte ci-dessous et voyagez entre puits, fontaines, bacs à eau...

 

 

Pour partir à la découverte de ce petit patrimoine de nos régions, quelques itinéraires  vous seront prochainement proposés ci-dessous. Pour patienter, en voici un premier.

Fichiers liés