Contrat Rivière Ourthe

Actus

Journées wallonnes de l’eau

Du 15 au 30 mars, ce seront les journées wallonnes de l’eau. Le Contrat de rivière Ourthe propose 14 animations gratuites pour les écoles du bassin. Des animations sur le terrain, à Riveo, aux Découvertes… ou en classe, il y en a pour tous les goûts.

Le « Grand Public » n’est pas oublié : visite guidée chez Riveo, balades, conférence débat, salon Inondéa… C’est gratuit! Venez en profiter entre amis ou en famille.

Découvrez le programme ci-dessous!

La culture du risque d’inondations : s’informer pour mieux réagir !

Depuis 1 an, les Contrats de rivières de Wallonie sont tous sur le front des inondations. Ils accompagnent les communes pour l’utilisation des subventions “résiliences”; organisent les CTSBH (voir Newsletter de juin) et préparent diverses actions de sensibilisation pour faire de la culture du risque d’inondations une réalité pour tous.

Quelles actions en préparation?

  • Un auto-diagnostic pour permettre à chacun de réfléchir sur la résilience de son habitation et agir en conséquence.
  • Des animations avec la maison et le jardin résilients, des formations avec Exact-Lab… outils développés pour tous les CR.
  • Un salon Inondéa les 16 et 17 mars 2025 à Seneffe, dédié à la prévention des inondations.
  • Des vidéos de sensibilisation
  • Une carte interactive pour visibiliser les principaux aménagements et projets « inondations » qui sont mis en œuvre dans un sous-bassin hydrographique.
  • Un cycle de séances d’informations pour les acteurs impliqués dans les CTSBH

et bien d’autres

Halte aux déchets de jardin sur les berges !

Dans les zones habitées, il est fréquent de voir les riverains déverser sur les berges leurs tontes de pelouses, le produit de la taille des haies, les feuilles mortes, voire les épluchures de légumes.

Pourquoi ces déchets sont-ils gênants, puisqu’ils sont « biodégradables » ?

  • Déposés sur les berges, ils en menacent la stabilité. Ils provoquent une asphyxie des plantes et le pourrissement de leurs racines. La berge n’est donc plus naturellement protégée et le cours d’eau peut l’éroder plus facilement.
  • Ils polluent la rivière. Les résidus de tontes de pelouses, en se décomposant dans l’eau, contribuent à la pollution organique du cours d’eau, et finalement, à son eutrophisation.
  • Les dépôts répétés de déchets verts le long d’une berge provoquent l’enrichissement du sol et l’apparition d’une végétation nitrophile exubérante (orties et liserons essentiellement), au détriment de la végétation caractéristique des berges (iris jaune, renouée bistorte, reine des prés…) et de la faune qui lui est liée (papillons, libellules, éphémères, perles…). L’accès de la berge est également rendu difficile !
  • Ils empêchent le bon écoulement des eaux. Les branches et les déchets végétaux volumineux forment rapidement des mini-barrages où viennent s’accumuler d’autres objets flottants. En cas de crue, ces barrages peuvent provoquer une élévation anormale du niveau d’eau, et des inondations. Le terrain de celui qui a déposé ses déchets sur la berge peut donc être inondé par sa faute !

Que faire des déchets verts ?

Composter, broyer, les déposer au parc à conteneurs sont autant de possibilités offertes au propriétaire riverain d’un cours d’eau.

Jeter des déchets dans les cours d’eau est un délit puni par la loi !

Anticipez les inondations et sécheresses avec EXACT LAB !

Elle était en préparation depuis plusieurs mois, elle est maintenant prête ! La nouvelle formation conçue avec la Maison de la Science et financée par le Plan de Relance de la Wallonie, est maintenant proposée à nos communes partenaires. Cette formation gratuite d’une après-midi s’adresse aux élus et agents des services communaux, ainsi qu’aux professionnels du secteur de l’environnement. Objectif : aider à anticiper les sécheresses et inondations, notamment en développant une véritable transversalité dans la gestion de l’eau…

Les espèces invasives sous la loupe

Dans le cadre de sa Stratégie Biodiversité 360°, la RW a fait appel aux Contrats de rivière de Wallonie afin de collaborer pour inventorier et prévenir la propagation des espèces exotiques envahissantes dans les écosystèmes aquatiques.

A la recherche de la loutre

La loutre européenne, Lutra lutra, est devenue particulièrement rare en Wallonie. Elle était autrefois présente sur l’ensemble des réseaux hydrographiques belges. Mais elle a été chassée, considérée dans le passé comme l’ennemie des pêcheurs, et a subi la dégradation et la pollution de son habitat. Entre 2005 et 2011, un projet LIFE impliquant la Belgique et le Luxembourg a visé la restauration de ses habitats. Cette restauration s’est faite notamment via l’aménagement de loutroducs, berges artificielles qui permettent à la loutre de passer sous les ponts à pied sec (face à un pont la loutre hésite parfois à passer dessous et risque alors souvent sa vie en remontant la voirie surplombant celui-ci). La restauration de berges et de zones de frayères lui donne également accès à davantage d’abris et de nourriture.  La loutre est une espèce dite « parapluie », cela signifie que les actions menées pour sa protection génèrent des bénéfices pour d’autres espèces (cincle plongeur, martin-pêcheur, musaraignes aquatiques, cigogne noire…). En 2020, une loutre avait été photographiée sur les rives de l’Ourthe, à l’aide d’une caméra-piège.Le mois dernier, une équipe inhabituelle s’est réunie à la maison du Parc naturel des Deux Ourthes pour une mission de terrain de deux jours.